Notre identité en 30 quetions

Lire ces questions-réponses est la façon la plus idéale d’apprendre à connaître la Coopérative. Avant de nous sonner, de nous écrire, prenez le temps de parcourir ces questions que nous nous sommes posées à … nous-même. En les lisant, vous comprendrez que nous sommes un collectif qui se pose de nombreuses questions. Pour tenter d’avancer sans trop se tromper. Et en restant sur des bases aux solides valeurs.

  • a été créé en mai 2013, par des coopérateurs qui veulent résister ensemble à la disparition des petites exploitations et des artisans, à l’industrialisation de l’alimentation, à l’hyper concentration de la distribution, à l’uniformisation du goût et à l’appauvrissement des savoir-faire ;
  • se déploie sur le territoire de  10 communes : Anhée, Floreffe, Fosses-la-Ville, Jemeppe-sur-Sambre, Mettet, Namur, Profondeville, Sambreville, La Bruyère et Yvoir ;
  • compte  plus de 700 coopérateurs (quasi 500 à Paysans-Artisans et plus de 250 à Paysans-Artisans Invest) ;
  • parmi ces coopérateurs, compte aujourd’hui  100 producteurs, qui mettent en vente plus de 2.000 produits différents, bios ou de qualité différenciée ;
  • engage  14 salariés (+ 10 salariés du groupement d’employeurs) 
  • est soutenu par plus de  500 bénévoles.

Paysans-Artisans se déploie sur 3 axes :

  • la commercialisation ;
  • l’appui aux producteurs ;
  • la sensibilisation et la mobilisation.

La commercialisation

Paysans-Artisans :

  • enregistre, via  la vente aux particuliers par le biais du site Internet et des 18 Points de R’Aliment, environ 600 commandes par semaine ;
  • a ouvert 5 magasins :
    • premier magasin à Namur (en octobre 2017) ;
    • 2 ème magasin à Jambes (en octobre 2018) ;
    • 3 ème magasin à Salzinnes (en octobre 2019) ;
    • 4 ème magasin à Lustin (en juillet 2020) ;
    • 5 ème magasin (en août 2020).
  • développe, en plus de la vente aux particuliers, la vente aux professionnels via le Petit Grossiste (pour les magasins à la ferme, magasins de proximité, restaurants,…) ;
  • organise une dizaine de marchés de producteurs par an.

L’appui aux producteurs

Paysans-Artisans développe de nombreux projets :

  • projets par filière de production : programmation concertée des cultures avec les maraîchers,  organisation du resto des partisans avec les traiteurs, abattoir de volailles avec les éleveurs, légumerie et bocalerie avec les maraîchers, les traiteurs et d’autres transformateurs, soutien à la création d’une manufacture de pâtes … ;
  • groupement d’employeurs pour mutualiser des travailleurs et répondre ainsi aux besoins ponctuels ou saisonniers de main d’œuvre ;
  • agence foncière pour mettre à disposition des terrains non utilisés, pour du maraîchage, de la fruiticulture, du pâturage, de la fauche…
  • espaces de production et équipements partagés…
    • Construction d’une Fabrique Circuit Court à Suarlée dans laquelle seront, entre autres, localisé une Légumerie et une Bocalerie.

La sensibilisation et la mobilisation, via l’Université populaire Paysans-Artisans.

  • organisation d’une formation annuelle, sur des thèmes tels que : accès à la terre, grande distribution & circuit-court, les filières de production ;
  • cycle itinérant de ciné-débats sur des sujets qui concernent à chaque fois une réponse à la question « Peut-on se passer de l’agriculture industrielle ? », avec l’asbl Les Grignoux ;
  • une ou deux conférences par an ;
  • des expos-photos sur les filières de production ;
  • des visites des producteurs ;
  • les balades du circuit court, pour les enfants des classes primaires ;

Paysans-Artisans œuvre pour le déploiement d’une agriculture paysanne et coopérative et plaide pour un changement de modèle agricole et d’alimentation, qui n’est possible que si des solidarités concrètes s’établissent entre producteurs et citoyens.

L’industrie agro-alimentaire produit une alimentation de plus en plus aseptisée, normée, sans diversité.  Sur le plan sanitaire, les pratiques industrielles et les crises alimentaires à répétition inquiètent.

L’agriculture paysanne privilégie, en revanche, la diversité des races animales, des espèces végétales et des goûts.  L’agriculteur paysan est attentif aux rythmes naturels de culture et d’élevage et à l’impact de sa production sur l’environnement.  Il affiche d’ailleurs une totale transparence sur ses modes de production et sur les intrants utilisés.

L’agriculteur paysan cherche à renforcer son autonomie vis-à-vis des fournisseurs de semences, d’engrais et d’équipements agricoles. Il réduit sa dépendance en produisant une partie de ses semences et en diminuant, parfois radicalement, les doses d’engrais chimiques et de produits phytopharmaceutiques. 

L’agriculteur paysan refuse également la course au gigantisme et à l’investissement : course foncière, équipements toujours plus puissants,… L’artisan-transformateur, de façon similaire, refuse le recours aux produits semi-préparés proposés par l’industrie.  Il travaille des produits primaires de qualité et diversifiés.

La coopérative Paysans-Artisans soutient donc les producteurs artisanaux, fiers de leurs savoir-faire, qui commercialisent des produits bios ou de qualité différenciée, autonomes et libérés des contraintes de l’agro-industrie en amont et de la grande distribution en aval. Par ailleurs, la coopérative Paysans-Artisans ne vend que les produits de ses producteurs.  Elle ne se fournit pas auprès de grossistes. Lorsqu’elle ne trouve pas les produits sur son territoire, elle va un peu plus loin pour trouver ce qu’elle cherche ou travaille avec d’autres structures qui défendent de chouettes projets pour compléter sa gamme (ex : Magasins du Monde Oxfam pour le riz et les fruits secs ; la Coopérative Les Galline Fellici de Sicile pour les agrumes ; la Coopérative Lenika de Crète pour l’huile d’olive,…) ; la Coopérative La Vall de la Casella pour des agrumes et légumes en saison creuse ; la Coopérative Terra Etica (dont les locaux seront localisé à la Fabrique Circuit Court de Suarlée) pour d’autres produits de Coopératives de producteurs à l’étranger) ; …

Le même objectif anime tous les projets portés par Paysans-Artisans et ses quatre structures juridiques : le déploiement de l’agriculture paysanne et coopérative. 

L’ambition est économique  : le circuit-court doit gagner des parts de marché, pour permettre à des petits producteurs et à des artisans-transformateurs de développer leur activité.

Mais l’ambition n’est pas qu’économique.  Elle est aussi politique, sociale et culturelle

Un changement de modèle implique qu’on crée du sens et qu’on suscite de l’intelligence collective.  C’est la raison pour laquelle l’Université Populaire organise des formations, des ciné-débats et des conférences en lien avec les thèmes de l’agriculture et de l’alimentation. 

Enfin, un changement de modèle implique qu’on s’intéresse au prix excessif des terres agricoles, à la pollution des sols, aux crises alimentaires à répétition, à la survie économique de certains producteurs, au manque d’emplois, à la disparition des commerces de proximité, à l’isolement des personnes, … et qu’on se mobilise ensemble pour développer de l’activité à taille humaine respectueuse de notre environnement, d’une part, pour recréer du lien social, d’autre part.

Paysans-Artisans ne craint pas de prendre position et de mobiliser autour d’enjeux en rapport avec ses préoccupations.

Paysans-Artisans est une société coopérative à responsabilité limitée et à finalité sociale (SCRL fs ).  Il est donc clair que les objectifs sociaux guident l’action économique de la coopérative : dynamisation de l’agriculture artisanale ; diffusion/partage des savoir-faire agricole, jardinier et culinaire ; diffusion d’une alimentation diversifiée, goûteuse, de qualité et accessible à tous ; développement de rapports sociaux plus conviviaux, plus solidaires… (articles 3 et 4 des statuts).    

Certes, la rentabilité de la société est une condition indispensable à sa pérennité.  Mais l’objectif n’est certainement pas la rentabilité maximale et la rémunération du capital.  Paysans-Artisans ne distribue d’ailleurs pas de dividendes à ses coopérateurs.  Les bénéfices sont intégralement réinvestis dans le développement des activités (article 28).

Les coopérateurs de Paysans-Artisans ne réfléchissent donc pas en financiers, mais investissent dans l’espoir que l’action coopérative permettra d’atteindre les finalités sociales. 

Voici l’organisation et les instances de décision de la Coopérative Paysans-Artisans (voir ICI)

Le Conseil d’Administration est composé de 17 administrateurs : producteurs (minimum 5), bénévoles dans les Points de R’Aliment (minimum 5), salariés (minimum 2) … ou autres personnes engagées dans le mouvement (maximum 5).

Par ailleurs, Paysans-Artisans agit en totale transparence :

  • Les coopérateurs et consommateurs (plus de 7.000 personnes) reçoivent une newsletter hebdomadaire qui reprend les informations essentielles sur les produits, les producteurs et les activités.
  • Des rencontres avec les producteurs d’une part, avec les représentants des Points de R’Aliment d’autre part, sont régulièrement organisées. Elles permettent de recueillir les avis, de mieux se connaître, d’échanger sur les pratiques et de s’entraider.
  • Différentes instances d’avis / de décision se réunissent : observatoire des prix et de la qualité, agence foncière, commission environnement, université populaire,…
  • Différentes réunions sont organisées avec les producteurs (par filière de production) ou dans les Points de R’Aliment (pour les bénévoles et les consommateurs). Les informations économiques ou sur les projets sont diffusées et débattues en toute transparence.

L’e-commerce est séduisant à divers titres :

  • gain de temps pour le producteur, puisqu’il se préoccupe peu de la commercialisation (il doit juste encoder ses produits et ses prix et livrer ce qui est commandé) ;
  • gain de temps pour le consommateur, qui peut commander au même moment (choisi) tous les produits artisanaux souhaités et – quelques jours plus tard – les embarquer tous, en un seul lieu (choisi)
  • peu de déchets et de gaspillages, et donc peu de pertes, puisque le producteur récolte ou prépare ce qui est commandé ;
  • facilité du système : site d’e-commerce convivial, pas de manipulation d’argent, commande préparée à l’avance,…

L’e-commerce pourrait cependant être perçu comme « anonyme », voire peu convivial.  Pour parer à cet inconvénient et favoriser la rencontre, Paysans-Artisans organise des marchés ; assure la visibilité des producteurs par des campagnes de promotion ; envoie une newsletter chaque semaine, avec des informations sur les différents produits ; encourage les consommateurs à bavarder et à boire un verre lors de l’enlèvement des commandes ; organise des rencontres pour que les partisans se connaissent et se reconnaissent.

L’équipe de Paysans-Artisans est aussi consciente que l’e-commerce est complémentaire à d’autres modes de commercialisation.  C’est la raison pour laquelle elle a créé l’activité de Petit Grossiste (vente aux commerces de proximité non franchisés, magasins à la ferme, restaurants,…) et qu’elle a ouvert cinq magasins dédiés au Circuit Court (Namur, Jambes, Salzinnes puis Lustin et Saint-Gérard).

De 2013 à 2017, l’activité commerciale de Paysans-Artisans s’est surtout focalisée sur la vente aux particuliers via le site Internet et les Points de R’Aliment , d’une part, l’organisation de marchés de producteurs , d’autre part.


La vente aux particuliers par le net et lors des marchés, réalisée grâce à un partenariat magique salariés – groupes de bénévoles, reste capitale dans la stratégie de développement de Paysans-Artisans.

Cela étant, Paysans-Artisans souhaite aussi diversifier son activité économique et ses modes de commercialisation.  La vente en ligne est une première étape, concluante, mais ne s’adresse qu’à une petite fraction de la population, celle qui accepte d’acheter par le net, de programmer ses achats, de faire confiance et de s’engager sans voir la marchandise…

Pour capter d’autres publics et ainsi soutenir davantage les petits producteurs et artisans de la région, il paraît essentiel à Paysans-Artisans de développer un réseau de magasins « circuit- court ».

Deux pistes semblent particulièrement importantes à suivre :

  • En milieu rural, il s’agit de favoriser le développement des magasins à la ferme des producteurs de la coopérative, en les approvisionnant avec les produits des autres membres de la coopérative. Aujourd’hui, 8 producteurs ont fait le choix d’un magasin à la ferme : à Maison Saint-Gérard, Saint-Gérard, Sart Saint-Laurent, Spy, Velaine- sur-Sambre, Saint-Marc et Aiseau-Presles. L’appui aux magasins à la ferme se construit, petit à petit.
  • En milieu urbain, il est important d’ouvrir différents espaces/magasins circuit-court au nom de la Coopérative Paysans-Artisans. Ces espaces permettront de valoriser la diversité des produits des artisans locaux et de proposer une animation autour de l’agriculture paysanne. 

La république de Paysans-Artisans compte 10 communes : Namur, Profondeville, Anhée, Yvoir, Floreffe, Fosses, Mettet, Jemeppe, La Bruyère et Sambreville.  Ce territoire s’est construit progressivement autour de Floreffe (lieu où la coopérative a été créée) et de Namur.

Les raisons pour lesquelles Paysans-Artisans est dans ces 10 communes sont les suivantes :

  • on y trouve une gamme de produits alimentaires très diversifiée (si le territoire est plus limité, la gamme de produits est insuffisante) ;
  • la distance qui sépare les producteurs de la coopérative pour venir livrer est économiquement acceptable ;
  • les consommateurs potentiels sont suffisamment nombreux, surtout autour et au sein du pôle urbain (Namur) ;
  • le lien social, la connaissance et reconnaissance de l’autre ne peut se faire que dans une logique de proximité.

La décision de se limiter à ces 10 communes a donc été prise :

  • pour une question de cohérence : des acteurs locaux pourraient /devraient prendre l’initiative ailleurs, pour forcer le déploiement de producteurs sur leur propre territoire ;
  • pour une raison économique : livrer à plus de 20-25 km prend du temps, n’est pas optimal…;

Cela étant, Paysans-Artisans soutient d’autres acteurs qui souhaitent lancer le même type d’initiative sur d’autres territoires.  L’asbl 5C (Collectif des Coopératives Citoyennes pour le Circuit Court), dont Paysans-Artisans est un des membres fondateurs, regroupe aujourd’hui 35 coopératives. Elle a notamment pour objet de partager les expériences, de mutualiser certains équipements informatiques et de développer différents projets communs.

La coopérative Paysans-Artisans prend :

  • une marge de 20% sur le prix de vente final consommateur, pour la vente via le site d’e-commerce ;
  • une marge de 10% sur le prix de vente au professionnel, pour la vente via l’activité de Petit Grossiste (vente aux magasins à la ferme, aux magasins de proximité, aux restaurants,…) ;
  • une marge de 30% (l’addition de ces deux dernières marges), pour la vente au sein des magasins (qui sont clients du Petit Grossiste).
  • une marge de 0%, pour la vente sur les marchés et micro-marchés organisés par la coopérative et les Points de R’Aliment.

Ces marges permettent de payer :

  • les salaires (salariés de Paysans-Artisans et salariés du Groupement d’employeurs pour le temps d’utilisation de ceux-ci) et des frais inhérents à l’engagement de personnel ;
  • le loyer pour le bâtiment à Floreffe (à Paysans-Artisans Invest), les loyers des magasins, les charges, la maintenance, le nettoyage… ;
  • la communication et la promotion ;
  • la maintenance du logiciel ;
  • le transport et frais des véhicules ;
  • différents frais tels qu’assurances, comptable, téléphone, amortissements de matériel…

Paysans-Artisans compte 22 salariés (pour bientôt 18.5 ETP).   Ces salariés assurent l’organisation, la gestion et le déploiement de la coopérative.   Ils sont à la fois le relais des producteurs, des bénévoles et des consommateurs.

Paysans-Artisans est aussi membre du Groupement d’employeurs Paysans-Artisans (GEPA). A ce titre, Paysans-Artisans recourt plusieurs jours par semaine à la main d’œuvre des 12 salariés du GEPA, pour assurer une partie de l’assemblage des produits et leur transport. 

En partenariat avec le CPAS de Namur (qui reste employeur), Paysans-Artisans bénéficie aussi de la mise à disposition de 6 travailleurs sous statut Article 60&7. Paysans-Artisans est reconnu comme entreprise d’économie sociale.

Paysans-Artisans engage aussi des étudiants ou défraye des jeunes bénévoles sans emploi, pour l’assemblage des produits ainsi que pour le service au Resto des partisans.

Et puis, Paysans-Artisans compte sur l’énergie de plus de 500 bénévoles, pour assurer l’assemblage des produits avec les salariés, pour distribuer les commandes aux consommateurs dans les différents Points de R’Aliment, pour s’occuper du réassort, de la découpe, de la caisse et de l’animation au magasin, pour animer un atelier de l’ASBL « Ateliers Paysans-Artisans », pour tenir un stand Paysans-Artisans sur un marché ou lors d’une manifestation, pour s’engager dans un groupe de travail ou dans un Conseil d’Administration,…

C’est le producteur qui fixe les prix. Il le fait en toute autonomie, en fonction de ses coûts de production mais aussi, bien évidemment, en fonction des prix pratiqués par les autres producteurs de la coopérative et/ou en fonction des prix du marché. Pour les producteurs organisant de la vente directe, le prix pratiqué chez eux est égal au prix pratiqué sur l’e-shop Paysans-Artisans ou dans nos magasins.

Pour la vente en ligne, le producteur fixe le prix final « consommateur »… en sachant que 20% de ce prix de vente (25% du prix producteur) est destiné au fonctionnement de la Coopérative.  Il conditionne, emballe… ses produits lui-même.

Pour la vente au Petit Grossiste (pour les produits destinés, par la suite, à être revendus dans les magasins Paysans-Artisans, magasins à la ferme… ou à être transformés par des traiteurs, restaurateurs), le producteur laisse une marge supplémentaire de 12,5% (10% du prix de vente final). Les produits sont souvent vendus dans des plus grandes quantités, dans d’autres conditionnements.

Paysans-Artisans est une société coopérative à responsabilité limitée et à finalité sociale (scrl-fs). Dans les statuts, les finalités sociales internes et externes sont décrites de la manière suivante :

  • la dynamisation de l’agriculture artisanale et d’activités artisanales de transformation des produits agricoles en opposition à l’agriculture industrielle dominée par l’agro-industrie et les enseignes de la grande distribution ;
  • la création d’emplois passionnés et économiquement viables dans ces secteurs d’activités ;
  • le développement de systèmes de production agricoles respectueux de l’environnement ;
  • le recul de l’alimentation industrielle aseptisée et formatée et la diffusion d’une alimentation diversifiée, goûteuse, de qualité et accessible à tous ;
  • la transmission et le partage de savoir et de savoir-faire agricoles, artisanaux, jardiniers, culinaires ; la promotion de l’économie sociale et solidaire ;
  • le développement de rapports sociaux plus conviviaux, plus solidaires.

Comme dans toute Coopérative à finalité sociale, des bénévoles peuvent s’engager seuls ou aux côtés de salariés pour rencontrer les objectifs définis. Chez Paysans-Artisans, les bénévoles participent, se structurent, prennent des responsabilités …

Le bénévolat ne tue pas l’emploi. Au contraire, le bénévolat crée de l’emploi.  A la coopérative et chez les producteurs.  C’est en effet grâce au travail bénévole de 400 « fous » que la Coopérative a pu engager 52 salariés en 7 ans.  C’est aussi grâce à ce travail que des producteurs s’installent, résistent, se déploient… et embauchent.

Pas tout à fait !

Il existe une multitude d’initiatives dans la région.  Pour les distinguer, il nous semble qu’il faut analyser les projets sous différents angles :

  • Le cœur du projet : chaque initiative poursuit des objectifs spécifiques.  Ceux de Paysans-Artisans sont clairs.  Paysans-Artisans œuvre pour le déploiement d’une agriculture paysanne et coopérative et plaide pour un changement de modèle agricole et d’alimentation, qui n’est possible que si des solidarités concrètes se construisent entre producteurs et citoyens. 
  • Les producteurs / les produits : certaines initiatives mettent l’accent sur les producteurs et produits bios, d’autres sur les produits locaux. Travailler avec les producteurs et les consommateurs bios, c’est important, mais se limiter à ceux-ci est pour nous trop restrictif.  Et miser sur les produits locaux, c’est risquer de tomber dans du « sous-localisme », en laissant parfois croire que « parce que c’est local, c’est bon » ou « parce que c’est local c’est artisanal », ce qui n’est pas juste.
    • La coopérative Paysans-Artisans s’est quant à elle focalisée sur le soutien aux producteurs artisanaux, fiers de leurs savoir-faire, qui commercialisent des produits bios ou de qualité différenciée, autonomes et libérés des contraintes de l’agro-industrie en amont et de la grande distribution en aval.
  • La dynamique et la gouvernance : certains projets ont été créés davantage à l’initiative de producteurs; d’autres par des entrepreneurs privés, sans véritable dynamique collective.
    • Paysans-Artisans est une coopérative de producteurs et de consommateurs/militants.  Le Conseil d’Administration en est d’ailleurs le reflet.
  • Le mode de commercialisation  : Paysans-Artisans a choisi l’e-commerce, comme beaucoup d’opérateurs.  Elle se tourne maintenant aussi vers les magasins, comme d’autres opérateurs.
    • Ce qui distingue la coopérative Paysans-Artisans : elle organise un grand marché virtuel, où les producteurs sont libres de fixer les quantités offertes et les prix de leurs produits ; les consommateurs peuvent commander ce qu’ils souhaitent (pas de paniers) ; elle ne vend que les produits des producteurs (pas de fournitures auprès de grossistes) ; les producteurs ne doivent pas être présents lors de la vente ;…
  • L’utilisation de la marge : les acteurs circuits-courts prennent une marge différente : de 0% à 50%.
    • Ce qui distingue la coopérative Paysans-Artisans : cette marge sert à payer les salaires du personnel, louer/financer le bâtiment, faire la promotion, organiser la commercialisation, soutenir les producteurs, soutenir les Points de R’Aliment (qui fonctionnent avec des bénévoles), organiser des marchés et micro-marchés… Personne ne met de l’argent en poche, contrairement à des initiatives privées ou à des initiatives qui profitent à des actionnaires.

Paysans-Artisans est par contre fortement investie dans le Collectif 5C (Collectif des Coopératives Citoyennes pour les Circuits Courts). Ce colletctif regroupe aujourd’hui plus de 35 coopératives en circuit court. Toutes territorialisées.

Chaque coopérative agit donc sur un territoire définit . C’est une façon de ne pas s’engouffrer dans la folie des grandeurs, de rester lié à un territoire, à ses producteurs et à ses consommateurs.

Bien qu’attachées à un territoire, ces coopératives dépassent leurs frontières géographiques pour se voir et échanger. Le collectif organise des échanges de savoirs et de savoir-faire. Les plus expérimentées conseillent les fraîchement constituées. Un système de plus en plus robuste de vente en ligne et de gestion des stock est partagé. Et d’autres projets – notamment des Hubs Logistiques – sont à l’étude.

Lors de réunions avec les producteurs, nous avons fait le constat que certains d’entre eux avaient besoin d’être aidé, soit de manière récurrente pour un temps de travail peu important ou variable (ex : aide tous les lundis et mercredis matins à la ferme de la Sarthe), soit en saison, de manière ponctuelle, parce que leur activité est en partie saisonnière (ex : plus de travail en automne pour le pressage et la fabrication des jus de fruits chez Jimmy ; plus de travail en hiver pour s’occuper des agnelages chez Marc ; plus de travail de mai à octobre chez les maraîchers)

Pour répondre à ces différents besoins, Paysans-Artisans et 14 producteurs ont décidé de créer le Groupement d’employeurs Paysans-Artisans (GEPA) sous la forme d’un groupement d’intérêt économique (gie).  Le seul objet social du GEPA est  la mise à disposition de main d’œuvre, au profit des producteurs intéressés et de la coopérative (pour l’assemblage). Le salaire des travailleurs est payé par le GEPA, qui facture à ses membres le nombre d’heures de travail effectué.

Les avantages pour les producteurs membres du GEPA sont :

  • Les travailleurs ont un contrat régulier, alors qu’ils sont souvent in fine moins d’un tiers temps chez chacun d’entre eux (minimum requis pour un contrat de travail) ;
  • Aucune gestion administrative de l’engagement, gestion assurée par la coopérative ;
  • Ils bénéficient des effets positifs des aides à l’emploi, ce qui permet de diminuer le coût de la facturation ;
  • Ils travaillent avec des salariés qui apprennent, se perfectionnent, ont une situation stable…

Les avantages pour les travailleurs sont :

  • Un contrat de travail à long terme (CDI, si possible) et donc une certaine stabilité ;
  • Un travail varié, des tâches multiples ;
  • La possibilité d’apprendre, en confrontant les expériences, les réalités organisationnelles et professionnelles ;
  • Des rencontres – un réseau, avec et chez le producteur, avec les autres travailleurs du GEPA, avec la coopérative P-A ;

Le GEPA compte aujourd’hui 20 membres (producteurs et coopérative Paysans-Artisans) et engage 10 travailleurs (pour un peu plus de 6,3 ETP).

Paysans-Artisans ne reçoit pas de subside particulier.

Comme toute entreprise du secteur marchand, Paysans-Artisans bénéficie des aides à l’emploi classiques (SESAM, réductions de cotisations patronales, aides d’impulsion, primes à l’emploi,…).

En guise de soutien aux projets d’investissement, la Sowecsom (Société wallonne d’économie sociale marchande) vient régulièrement en aide de Paysans-Artisans Invest, en injectant du capital social.

Vous souhaitez en savoir plus sur nous et nos projets ?

Contactez l'équipe de Paysans Artisans