Notre histoire

Une histoire humaine

La Coopérative Paysans-Artisans démarre ses activités en mai 2013. Quelques irréductibles se regroupent autour d’un ras-le-bol fédérateur. « Marre de la concentration de l’agro-industrie et de la distribution alimentaire. Marre de voir les paysans du coin souffrir et disparaître. Marre de voir l’état de la consommation où un produit n’est plus une histoire mais un prix ».

De l’énergie, des coups de téléphone, des réunions. Des tours de quartier, d’hameau, de village.

La Coopérative est née. Lancement du site internet. Premières commandes. Tout se passe à Buzet. 5150 Floreffe. Nous sommes alors 107 Coopérateurs. 25 familles consommatrices. Puis ça déroule. Le Circuit Court s’emballe. D’autres villageois veulent leur point de dépôt. Leur « Point de R’Aliment ». On passe de 1 à 18. De 25 à 600 commandes. De 15 producteurs à une septantaine. De 120 Coopérateurs à 500. D’une poignée de bénévoles à plusieurs centaines. De 0 salariés à 4.

2016, un bon en avant

À ce moment, le Centre Logistique de la Coopérative, abrité au « Cellier » de l’Abbaye de Floreffe déménage à l’ancien Quai à marchandises de la gare de Floreffe. Bâtiment rénové par la Coop’ en grande partie grâce à du capital citoyen (via une structure Coopérative sœur, Paysans-Artisans Invest). C’est un bon en avant. Un pas important vers la professionnalisation du Circuit Court.

2017, Premier magasin

Dans la foulée, et pour une multitude de raisons qui nous semblent aujourd’hui encore plus évidentes, on ouvre un magasin de quartier. En plein cœur de Namur. Coup de fouet. Il faut tout apprendre. Comprendre. Pour structurer et restructurer. Les équipes tiennent le coup. Les producteurs répondent présents. Sont de plus en plus nombreux à rejoindre le mouvement. Comme les consommateurs. Quelque chose se passe. On passe un cap.

2018, On tient bon

Ouverture d’un second magasin. À Jambes. On tient sur nos deux jambes. Et pour y arriver, nous avons besoin d’un second bâtiment. Qu’on bâtit, toujours via la structure sœur, à côté du premier. On double la surface pour tenir en logistique. Les producteurs passent des caps. La gamme s’étoffe.

2019, Le bâtiment sort de terre

Ouf. Alors on peut y aller. Salzinnes démarre. Nouveau magasin. Puis le Petit-Grossiste, la plaque tournante de la Coop’ permettant aux magasins à la Ferme / indépendants d’acheter aux potes-collègues s’envole. On doit suivre. À tous les niveaux. De la
production : on planifie, on suscite l’installation de producteurs, la diversification de fermes, le passage en bio. Et auprès des consommateurs. On tente d’être au plus près. Pour être justes.

Visites chez les producteurs, marchés, conférences, ciné-débat, … Nous sommes un mouvement. On se voit, on réfléchit pour avancer de concert. Ensemble, on chante. Un début de changement.

Covid, année de folie

La vente en ligne, toujours à 500 commandes / semaine depuis quelques années, triple. En une semaine. Un gigantesque défi logistique. Couplé d’une formidablement gigantesque mobilisation. Les bénévoles affluent. Les producteurs ne diront jamais non mais toujours oui. On plante, on repique, on transforme, on intègre de nouveaux. C’est beau.

On en profite d’ailleurs, tant qu’on est à la débauche d’énergie, pour ouvrir 2 magasins supplémentaires. Lustin puis Saint-Gérard. Des magasins de village habituellement désertés. Un pari. Pour ne pas dire fou. Le second bâtiment a tout donné. Et demande même coup de main quasi-définitif à un chapiteau permanent lui sauvant la peau. La logistique se tend mais résiste. Quelle équipe. Quelles équipes. Quelle aventure humaine. Ce n’est pas pour la poésie. C’est un fait. Ce n’est que relaté.

2021, On ne peut laisser le volume de production diminuer.

Les commandes diminuent en même temps que le Covid. C’est contre nos objectifs de redéploiement de la paysannerie et de l’artisanat sur le territoire. Pas question. On ouvre de nouveaux magasins. Bouge. Puis Saint-Marc. Jamais 2 sans 3. La Plante. Les murs recraquent. Troisième bâtiment en cours de construction dans la cour de Floreffe. On respire. Respirez. Voilà, c’est bon. Les Collectivités.

2022 est le début du service aux Collectivités. Plus de 15.000 enfants et pensionnaires se retrouvent, en quelques mois, en train de manger des produits de la Coop’. Nouveau métier. Qui nous permet de toucher un public plus large. Ce qui nous tient tellement à cœur. Car notre combat. Nos combats. Ce n’est pas « Tous pour quelques-uns ». C’est « Tous pour Tous ».

On inclut. On ne cloisonne pas. Mais nous avons besoin quand même de nouvelles cloisons. De nouveaux murs. Le B3, nom de code du bâtiment 3, voit le jour. Là. Voilà. Ouf. On respire. 
Nous les 70 salariés. Nous les 900 Coopérateurs. Nous les centaines de bénévoles. Nous les 5000 consommateurs. Nous les 170 producteurs.

Mais le travail est encore long.

L’histoire est encore à écrire. D’un côté, on s’est déployés. Mais de l’autre, le monde continue à craquer. La distribution alimentaire se tend. L’agro-industrie se bat plus encore sur le prix. Le monde se concentre. On reste concentrés pour le déconcentrer. Nous devons continuer à aller de l’avant sur notre petit territoire (celui du grand Namurois). Main dans la main avec les Coopératives sœurs couvrant le territoire de la Wallonie.

Bienvenue à tout qui veut participer à l’écriture des prochaines lignes …